je retrouve la bonne page…
je retrouve la bonne page…
Le cercueil...
j'ai tout tapé en rentrant, c'est agrafé en face. →↓
« Tu sais ce qu'on dit... toute bonne chose a une fin. »
Dix-sept épisodes. De l'Ep.33 à l'Ep.49. Le chapitre I racontait une mue : un gamin qui posait la main sur les barreaux de sa cage. Le chapitre II, lui, raconte tout l'inverse. Pas une ascension. Une démolition.
Il s'était ouvert sur un avion et deux mots qu'on croyait légers, « à dimanche. » Il se ferme sur une morgue, un téléphone qu'on rallume dans le vide, et une maison qu'on quitte pour toujours.
Ce chapitre n'aura pas été celui du règne. Ça aura été celui des adieux. Un par un. Jusqu'à ce qu'il ne reste plus personne au bout du fil.
Eitan. Jason. Sheitan. Trois masques pour un seul gamin fissuré, c'était le diagnostic du chapitre I. La question qui restait : quand pourra-t-il enfin n'être qu'Eitan ?
Le chapitre II y a répondu, mais pas comme on l'espérait. Jason, c'était l'évasion d'un enfant qui avait besoin de fuir. Sheitan, la soupape d'un enfant qui n'avait pas le droit de hurler. Les deux protégeaient un môme. Mais le môme n'est plus là.
Elias lui avait écrit noir sur blanc : arrête de réagir par crises, deviens fort pour de bon. Le deuil a fait le reste. À la fin, quand Eitan craque, ce n'est plus la colère qui sort, ni la fuite. C'est le silence. Et un silence, ça n'a pas besoin de masque.
Il ne reste qu'Eitan. Parce qu'il n'est plus un enfant. Plus personne à protéger derrière Jason, plus rien à casser pour Sheitan. La cage a tué l'enfant, et avec lui les deux visages qu'il portait pour survivre.
Le vrai vertige du chapitre III : un Eitan seul, entier mais vide, sans Sheitan pour le défendre ni Jason pour s'évader. Reste à savoir si un homme sans masque tient debout plus longtemps qu'un enfant qui en portait trois.
Le chapitre I s'était terminé sur un train manqué et une question : est-ce qu'il repassera ? Le chapitre II a répondu de la pire façon. Azula était partie au Japon. (Blanc.) Eitan a écrit un message trop long pour un seul mot, reviens.
Puis le téléphone a sonné, et c'était Yuki. Un œil en moins. Une jambe brûlée. Et un silence si long qu'Eitan n'en avait jamais entendu de pareil.
Azula s'est donné la mort. Un harakiri d'honneur.
Pas de corps. Pas de tombe. Rien à serrer dans les bras. Le cercueil s'est fermé, et ce jour-là, Eitan est mort un peu aussi. Le train n'a pas seulement quitté la gare. Il a quitté ce monde.
Une lettre, sur la route. Tout ce que son frère avait tu pendant des années. Qu'il avait souffert à Richman Lane en silence. Que quand on l'a banni, les gens étaient soulagés, pas tristes. Qu'Eitan avait été complice sans le vouloir.
« Si Richman Lane te demande un jour de te taire, ton tour viendra. »
Une prophétie. Le chapitre II l'a réalisée à la lettre. Elias ne sera pas là pour l'aider, mais il croit en sa force. Une chaise vide de plus à la table des Carrington.
Après Téa éteinte, après Azula partie, il y a eu une dernière lumière. Lune. Le pilier neuf. Celui à qui Eitan dépose un nounours quand elle dort mal. Celui à qui il dit, au temple, la phrase la plus vraie du chapitre :
« Tu es la dernière personne que je veux perdre. »
Il n'aurait jamais dû tenter le destin. La morgue. Le moins deux. Une annonce froide, sans cause, sans coupable.
Hasta mañana, para siempre. À demain, pour l'éternité.
Le nounours est resté. Orphelin. Et le frère de Lune, Diego, est reparti avec un serment : ne vivre que pour sa sœur. Eitan, lui, en a hérité un autre : la retrouver dans ses notes, et tenir la promesse.
Le chapitre s'ouvrait aussi sur une bombe : Dexie et Faith, les sœurs cachées. Du sang, oui, mais pas une famille. Dexie qui balance Eitan du premier étage à mains nues. Faith qui, à la toute fin, vient frapper à sa porte non pas pour parler d'elle, mais pour lui dire qu'elle veut le connaître, exister dans sa vie.
🩸 Une sœur qui le déteste, une sœur qui le cherche. Le chapitre III tranchera laquelle est vraiment de son côté.
Le chapitre I se demandait : et si Yuki meurt ? Le chapitre II a fait pire. Yuki vit. Mutilé, plus marié, une cible sur le dos parce qu'il est flic, et le poids d'une femme morte qu'il n'a pas su retenir. Le maître a survécu, mais c'est l'élève qui doit désormais le porter. Et entre eux, le reproche silencieux sur Lune n'a jamais été soldé.
Le quatuor a perdu deux des siens. Azula partie, et tout le reste avec. Restent Cameron, le pilier discret qui dit toujours le mot juste, et Chase, le frère par les mots, qui cette fois a fini par regarder ailleurs : il aime Cameron, « pas en amour fraternel. » Et c'est avec eux deux qu'Eitan choisit de reconstruire, loin de tout.
Le grand frère brutal qui ne demandait pas de jouer un rôle. Le chapitre II a livré la vérité sur le toit : c'était lui, l'agresseur. La jalousie autour d'Azula. Le mentor était le traître. Une dette de sang que le chapitre III n'oubliera pas.
C'était l'enjeu de tout le chapitre I : devenir Patriarche. Blair candidate au matriarcat, les votes, Warren annulé par Vance, et Justice propulsé sur le trône au nom d'une secte. Heitor qui poussait Eitan vers le titre. Tout convergeait.
Et au bout du compte, Eitan a fait la seule chose que personne n'attendait : il a dit non. Pas vaincu. Dégoûté. Le gamin qui voulait régner sur Richman Lane n'en veut tout simplement plus.
Le gamin qui répondait « Bah oui ! » comme un bouclier a commencé à dire les choses. À Brittany, à Mason, à Cameron. « Ça va aller... » alors que ça n'allait pas, et il le disait quand même. Le plus étonnant : il ne note plus pour éviter de ressentir. Il ressent, et ça le déchire.
Une lune accrochée au plafond pour réussir à dormir. Un téléphone rallumé toutes les trente minutes pour personne. L'enfant de Richman Lane est resté à la morgue avec elle.
Eitan a tranché : Richman Lane, c'est fini. Plus de maison des douleurs, plus de chambre d'Azula, plus de couloir vide d'Elias. Un toit neuf près de la plage avec Cameron et Chase, un ciel dégagé pour regarder les étoiles. Et la Lune.
Reste l'enquête : le carnet de profils, le kimono volé, Luna Grayson dans le viseur, la tablette que la police garde, la vérité sur Turbo enfin entendue, un Yuki avec un contrat sur la tête, et une vengeance promise contre Kaito et le père. La théorie du Patriarche n'a plus de trône. Mais il reste un serment à un frère, et un nom à laver.
On ne grandit pas dans une cage dorée, on y vieillit. Eitan en était sorti gamin presque homme. Le chapitre II lui a appris la suite, celle qu'aucun héritier ne veut connaître : qu'on peut tout perdre sans avoir rien fait de mal. Le chapitre III ne commence pas dehors. Il commence à zéro.
Dix-sept épisodes plus durs que les premiers. Des adieux qu'on n'a pas vu venir, un Bah Oui qui a perdu de son innocence, et un personnage qu'on a regardé se faire démolir sans jamais cesser de tenir debout. Merci à @Ridzer69 de jouer cet enfant jusque dans ses pires nuits, et à toute la cast qui le casse et le rebâtit. Les soirées à perte sont parfois les plus belles. Vous le savez.
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🕯️ Le dernier mot du chapitre I était pour Azuzu : « à dimanche. »
Le dernier mot du chapitre II n'est pour personne. Juste un téléphone qu'on rallume dans le vide.
Mon frère. Ma sœur. La claque. L'enquête. L'étranglement. Les soirées pyjama. La nuit avec Turbo. Jason. Sheitan. Hasta mañana, para siempre. L'Eitan enfant me manque déjà.
Tu sais ce qu'on dit : toute bonne chose a une fin. Bah oui.