je retrouve la bonne page…
je retrouve la bonne page…
Hommage à la sœur de cœur d'Eitan Carrington / Le premier et dernier amour
j'ai tout tapé en rentrant, c'est agrafé en face. →↓
Raconter Azula, c'est raconter Eitan. Les deux sont arrivés dans nos vies presque en même temps, et depuis, plus rien n'a été pareil. Ce soir, on ne pleure pas une absence. On rallume, une dernière fois, tout ce qu'elle a embrasé sur son passage. Et croyez-nous, ça en fait, des feux.
Avant Azula, il y avait juste un gamin de Richman Lane. Et puis elle est arrivée et elle l'a étranglé. Posé. KO sur le bitume. Pas un "enchanté", pas une poignée de main. Un étranglement. Et c'est de là, de ce truc complètement absurde, qu'est né le plus beau duo du quartier.
"Depuis que tu m'as étranglé, tout a changé."
Une rencontre qui commence par un KO et qui finit en famille. Bah oui. Tu sais ce qu'on dit, rien n'arrive par hasard. D'ailleurs Eitan était tellement marqué qu'il lui a annoncé fièrement, plus tard, avoir réussi à étrangler quelqu'un à son tour. "Même si c'est une statue." On apprend de la meilleure.
Avant les sentiments, il y a eu les conneries. Beaucoup de conneries.
Une voiture deux places pour cinq personnes. Cent dollars qu'elle exige qu'il lui rembourse. Un voyage dans le Nord pour un coiffeur (coucou Maiko) qui finit avec Eitan dépouillé de sa tenue à coups de ciseaux. Le Projet X et ses bikers pour foutre le bordel chez Brittany. Une virée bière sabotée parce que monsieur Carrington n'avait pas 21 ans, à trois jours près. Bravo Eitan.
Et quand il lui proposait de lui couper les cheveux lui-même, elle le remballait avec amour :
"Si j'ai besoin d'un avis Tripadvisor, je t'appelle."
C'était ça, Azula et Eitan. Le bazar permanent, mais ensemble.
Dès le tout début, dès l'épisode 3, ce fameux 13/04, avant même les conneries et les couchers de soleil, ils avaient déjà mis le doigt sur ce qui les liait vraiment : leurs cages.
Le même soir où elle l'a étranglé. Le même soir où tout a changé. Entre deux KO, ils se sont raconté leurs barreaux.
Azula avait les siens, dorés, étouffants : le mariage arrangé. La poupée parfaite qu'on exhibe, le masque qu'on remet, la vie qu'on choisit pour vous sans jamais vous demander votre avis.
Eitan avait les siens, invisibles mais tout aussi solides : le quartier. Richman Lane, ses codes, ses regards, ses Patriarches et ses Matriarches qui décident à votre place de qui vous devez être.
Deux gamins enfermés chacun dans sa cage, qui se reconnaissent du premier coup d'œil, le soir même de leur rencontre. Bah oui. Comment ne pas s'aimer quand on porte les mêmes barreaux ?
Et puis, ce 13/04, ils ont fait quelque chose que les prisonniers font rarement : ils ont parlé de l'extérieur. De ce qu'ils voulaient vraiment, avant les cages.
Eitan rêvait de sa concession. Sa boîte à lui, ses voitures, un truc bâti de ses propres mains, loin des magouilles du quartier.
Azula rêvait de la PA et d'une moto. La liberté pure : un guidon, une route qui défile, le vent, et plus personne pour lui dire où aller.
Deux rêves d'évasion, partagés à voix basse le soir même du KO fondateur, comme on confie un secret. C'était peut-être ça, le vrai début de leur histoire. Pas l'étranglement. Les rêves.
Un coucher de soleil sur la route du Sud. Deux gamins qui contemplent. Et cette conversation qu'on ne pourra jamais oublier.
Azula : "C'est marrant, on vit beaucoup de chose toi et moi Eitan"
Eitan : "Bah oui ! C'est fou tout ce qui nous arrive"
Azula : "C'est comme si c'était déjà prévu..."
Eitan : "Moi je part du principe que rien n'arrive par hasard"
Azula : "J'ai l'impression d'être aimée avec toi Eitan 🥰"
Et là, le premier ragebait de l'histoire :
Eitan : "Bah bien sûr tu es ma sœur Azula"
Azula : "Ahh bah d'accord.. Et bah c'est cool"
Le froid. Le silence. Le cœur qui se ferme un peu. Mais juste après, la promesse qui tiendra jusqu'au tout dernier instant :
"Je serai toujours là pour toi Azula, peu importe la situation, peu importe les moments aussi durs qu'ils soient. Je serai là."
Toute la ville l'avait compris avant eux. Les sœurs Mizuno qui taquinaient. Les ragots du quartier qui tombaient, implacables :
"Eitan et Azula toujours cloîtrés ensemble, mais aucun des deux ne veut faire le premier pas. Pourtant, tout le monde voit bien qu'ils sont amoureux."
Même Brittany, la vipère officielle dans le cœur d'Eitan, n'a jamais lancé que des perches pour les rapprocher. Les moments en voiture, l'hôpital, les compliments soufflés via Mason. Comme si, au fond, elle voulait qu'il trouve le bonheur là où elle ne l'avait pas trouvé.
Et lui, fidèle à lui-même, restait dans le flou le plus total :
"Même si il s'avère que je suis fou amoureux d'Azula, je ne sais même pas si je veux de cette relation."
Bah oui. C'est ça, Eitan. Toujours à théoriser pendant que la fille en face lui lance des fusées qu'il ne voit jamais.
Le bal. Le chifoumi pour décider qui mène la danse (un moment charnière, on l'avait dit). La tenue de Sheitan qu'elle valide d'un regard. Et cette fameuse rose éternelle, rachetée en douce à Zazu, offerte pour de vrai.
Elle est partie une fois, persuadée d'être une mauvaise influence. "Que penserait ta mère ?" qu'elle répétait, fébrile. La maison Carrington était sa dernière safe place, et elle l'a quittée. Eitan, lui, ne voyait plus l'intérêt d'aller au bal sans elle.
Et puis elle est revenue. Parce que c'était plus fort qu'elle.
"Ce soir décolleté, et on va les choquer ces vieilles grand-mères."
Au premier coup de feu en hélico, le réflexe d'Eitan a toujours été le même : chercher Azula. Toujours. Cette nuit-là encore.
Il y a eu ce soir où c'est elle qui allait mal. Alix appelle Eitan en urgence, il saute sur une moto et fonce. Il la retrouve sur la falaise, au bord du gouffre, seule et abandonnée de tous, prête à tout arrêter.
Pour une fois, ce n'est plus elle qui le sauve. C'est lui qui veille.
Elle lui avait appris à voir. Aujourd'hui, c'était à lui de la regarder, vraiment, et de lui rendre la lumière qu'elle avait allumée en lui.
Et quand elle disparaît un autre soir, c'est sur cette même falaise qu'il court d'abord. Elle n'y est pas. Il fait le tour de la ville, le Benny's, leur maison du quartier, sans la trouver. Juste un message : "Tout va bien, je fais pas de bêtise, j'ai juste besoin de souffler."
Puis il y a eu l'accident. Le coma. C'est lui qui conduisait. Et un Eitan qui s'effondrait en silence, qui répétait à qui voulait l'entendre :
"Le plus important c'est Azula, rien qu'Azula."
Des messages murmurés à une fille endormie :
"Il faut se réveiller, tu commences à me faire peur..."
À son réveil, à moitié dans le brouillard, elle a lâché ce qui la rongeait depuis longtemps :
Azula : "Chase... avoir... dit... aimer..."
Azula : "Et... moi ?"
C'est là qu'elle lui a offert son mot magique, sans jamais vouloir le traduire. Il l'a répété pendant des jours sans en connaître le sens, dans des câlins maladroits, en le prononçant tout de travers. Ce n'est que bien plus tard qu'il a compris.
Aishiteru = Je t'aime.
Parce qu'Azula, c'était aussi la guerre. Les piques, les jeux pour se rendre jaloux, Cameron, Fallon, Ivy, le bisou de Damon qu'elle s'empressait d'essuyer. Les "je vais aller draguer des filles puisque personne d'autre ne le fait". Les fusées qu'elle lançait et qu'il ne voyait jamais.
Azula : "Tu me rends folle.. Tu me fais tourner comme une girouette.. Tatakae !"
Elle le traitait de succube. Elle lui mettait des prises quand il s'emballait, elle l'étalait après un beau combat en 3 contre 1. Elle aimait le danger. Elle aimait jouer avec le feu. Et nous, on adorait ça chez elle.
On ne peut pas raconter Azula sans Turbo. Le mentor biker, celui qui l'a vue sombrer, celui qui a coupé les ponts un jour et l'a laissée dévastée. Plus tard, il a fini par le dire, ce que tout le monde devinait :
Il aimait Azula. Il était jaloux d'Eitan. Il se sentait trahi, abandonné. Il avait perdu la seule chose qui le sortait de sa torpeur, le jour où il a compris qui elle aimait vraiment.
Azula, c'était ça : une fille pour qui des hommes entiers se réveillaient ou s'effondraient.
Vint le jour de la grande discussion. Eitan qui ne savait pas, qui avait peur de se lancer dans quelque chose de concret, qui a préféré la libérer plutôt que la faire attendre. Le râteau. Et Blair, sa propre mère, plus FC Azula que lui :
Blair : "Tu es vraiment BÊTE Eitan, est-ce que tu trouveras mieux que Azula ?"
Et elle, sans masque, sans jeu, posait la seule question qui comptait :
Azula : "Et si mon bonheur c'est d'être avec toi ?"
Eitan : "Et bah attends-moi..."
Mais il ne pouvait rien promettre. Un simple câlin rempli de tristesse, et puis :
Azula : "Merci Eitan."
Eitan : "Je suis désolé..."
Azula : "T'inquiète.. c'est la vie. On fera un camping... une prochaine fois."
Elle est partie dans le silence. Et Eitan est resté sur la falaise, seul, pas un mot, pas un bruit, seul avec le silence de l'eau qui coule. Un dernier message dans la nuit, le lien d'une chanson, et quelques mots :
"Je serai toujours là pour toi Azuzu..."
Détail que peu connaissent : c'est elle qui avait décoré toute sa chambre. Chaque mur portait sa trace, bien avant qu'il ne comprenne ce qu'elle représentait. Même la tasse jetée par sa mère, c'était la sienne.
Plus tard, Cameron a lâché le morceau : Azula l'avait embrassé. Lors d'un tour en montgolfière, juste avant l'accident avec sa sœur. Un baiser volé tout là-haut, gardé secret, comme tout ce qu'elle ressentait vraiment.
Et au bord de la piscine des Carrington, elle a fini par tout dire, en clair cette fois, sans énigme japonaise :
Azula : "Je t'aime, Je t'aime Eitan."
Azula : "Un amour qui n'aboutit pas est d'une tristesse."
Azula : "Toute bonne chose a une bonne fin."
Elle prétendait que ça n'aurait pas duré de toute façon. Elle mentait, et il le savait. Le cœur y était. Dans leurs enquêtes, dans leurs nuits, dans tout. "Le cœur y était..."
Eitan n'a jamais cessé de veiller sur elle, même à distance. Au temple, kimono sur les épaules, il a lancé sa musique et entamé sa prière du cœur. Une demande solennelle à Kami Sama : sortir du brouillard, pour sa famille, leurs santés, Azula. Toujours Azula.
Et quand il est parti quatre jours, son dernier mot a été pour elle :
"Salut Azuzu, j'espère que tu vas bien, j'aurais aimé te revoir avant de partir, mais bon..."
S'il avait su.
Le départ pour le Japon. Lui qui lui demande les probabilités que tout se passe bien. Sa réponse : 20%. Et cet échange qui glace le sang aujourd'hui :
Azula : "J'aime jouer avec le feu."
Eitan : "Jusqu'à temps qu'il te brûle le visage."
Il l'a prise à part une dernière fois. Il lui a dit qu'il l'aimait, qu'il voulait que rien ne lui arrive, qu'il avait confiance en elle. Des Aishiteru échangés. Et puis elle est montée dans l'avion.
Derrière les blagues et l'exubérance des au revoir, se cachaient la peur et la tristesse. Eitan l'a laissée partir. Mais il ne le sentait pas.
20%. Il le savait. On le savait tous. "Aller, tu pars pas, Azuzu..." qu'il avait soufflé. Et pourtant, personne n'a su la retenir.
Parce qu'on ne ment pas : si Eitan est aujourd'hui sacré dieu du Ragebait, c'est en grande partie grâce à elle. Voici nos préférés, ceux qui ont fait hurler tout le quartier.
Le coucher de soleil, l'ambiance parfaite, le "j'ai l'impression d'être aimée avec toi". Et lui qui répond :
Eitan : "Bah bien sûr tu es ma sœur Azula"
Azula : "Ahh bah d'accord.. Et bah c'est cool"
Le ragebait originel. Celui qui a tout lancé.
Elle tend une perche grosse comme une autoroute. Elle attend LE mot.
Azula : "Aller, dis le premier mot qui te vient"
Eitan : "... Azula"
Azula : "Hein ? Quoi ?"
Et au moment où tout pouvait basculer, le génie reprend le contrôle :
Eitan : "Un moment cool ? Euh... la danse... j'ai bien aimé la musique... Azula MA SŒUR... j'ai bien aimé le titre."
Miséricorde.
Le sommet de l'art. Elle lui ouvre la porte en grand :
Azula : "Et si mon bonheur c'est d'être avec toi ?"
Eitan : "Et bah attends-moi..."
FC à perte. Le dieu du Ragebait dans toute sa splendeur. La question : se prendra-t-il un jour les retours de flamme ?
Pendant longtemps, Azula avait fini par devenir un rêve à elle seule. Le rêve d'Eitan. Sa porte de sortie, sa lumière, sa raison de croire qu'une autre vie était possible.
Aujourd'hui, ce rêve-là n'est plus. Il a changé. Il s'est éteint avec elle.
Mais elle, justement, n'aurait jamais voulu qu'il reste enfermé. Elle qui rêvait d'une moto et d'une route libre. Elle qui détestait les masques et les poupées parfaites.
Alors la vraie question, ce soir, n'est pas de savoir si Eitan va se reconstruire. C'est de savoir lequel de ses anciens rêves il va oser reprendre. La concession qu'il s'était promise ? Le guidon et la route qu'elle, elle n'aura jamais eu le temps de prendre ? Ou encore protéger et servir, laisser libres ceux qui le méritent ?
Peut-être que le plus bel hommage qu'il puisse lui rendre, c'est de sortir de sa cage. Pour deux. Tu jouais avec le feu, et le feu t'aura aimée autant qu'il t'a emportée. Aishiteru, Azuzu. 🕊️